Sorties Août 2019

Dimanche 25/08/2019 : Photos Wambeek

Avec Jean-Louis, Jean-Paul, Jean-Marie, Guy et Daniel.


Lundi-Jeudi 19-22/08/2019 : Paris-Brest-Paris 2019
Par Alain Darville

Lien vers les photos des samedi et dimanche

Lien vers les photos d’Antonio

Sans titre

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La 19ème édition de Paris-Brest-Paris démarre enfin. Après une longue saison de préparation pour cet objectif, on y est. Le but : Faire 1219 km en moins de 84 heures pour Patrice et moi. D’autres ont choisi 90 heures (c’est la majorité), d’autres ont choisi 80 heures. L’heure de départ est donc en fonction du nombre maximum d’heures choisies, pour nous c’est le lundi 19/08 à 5 h du matin.

Presque 6700 cyclos au départ (6674 inscrits, 6374 partants et 1702 abandons/hors délais). C’est beaucoup. Pas pour rouler, mais pour les ravitaillements et pour dormir. Surtout en 90 heures, il y a quelques embouteillages, depuis 2007 où j’ai vécu ces longues files d’attentes (et il n’y avait que 5300 partants), je pars en 84 heures, moins de monde, cela va plus vite aux contrôles.

Pour moi, c’est déjà mon 3ème, après 2007 et 2015 (La 2ème pour Patrice après 2015). La météo annoncée à l’air correcte, pas trop chaud, pas trop froid, pas de pluie, juste un petit de 5km/h de face à l’aller. On verra. Mon but est de finir. Dans les temps. Peut-être si tout va bien en moins de 71 heures (mon record 2015), mais j’avais avec moi Pierre-Yves qui m’a aidé, maintenant ce sera tout seul, donc il y a peu de chance que j’y arrive.

Nous arrivons déjà le samedi pour faire la photo de groupe, même si notre inscription n’aura lieu que le dimanche. Il fait sinistre, tout gris et pluvieux. Les gens sont un peu perdus dans le grand domaine du château de Rambouillet. Les plans fournis par l’organisation sont un peu (beaucoup) incompréhensibles. Déjà, pour trouver l’entrée du domaine pour les voitures qui ont un parking de longue durée… Ensuite c’est de la marche dans l’herbe, le sable et la boue pour rejoindre la Bergerie Nationale. Les belges sont présents en grand nombre pour faire la photo du groupe le samedi à 18h.

Ensuite, nous rejoignons, Patrice et moi, notre hôtel à Maurepas. Yves y est aussi et nous passons la soirée ensemble.

Le dimanche, nous retournons, sous la flotte, présenter notre vélo et chercher les documents pour la randonnée. Nous faisons tout en marchant, il n’est pas question de déjà dégueulasser nos vélos en roulant dans la boue. La pluie cesse presque miraculeusement vers midi, et le soleil s’installe pour l’après-midi et les jours suivants.

A 16h, les premiers départs commencent. D’abord les 80 et ensuite les 90 heures. Dans un double sas, et c’est un peu le bordel. Le signaleur bénévole est un peu débordé avec son seul français face à la meute d’étrangers qui partent dans tous les sens et qui parlent un peu toutes les langues. Et Patrice intervient, d’abord timidement, ensuite le bénévole qui à vu Patrice lui envoie tous les perdus. Patrice prend son nouveau rôle très à cœur. Le problème est que je ne me vois pas l’attendre jusque 22h qu’il ait fini. Après une tentative ratée, j’arrive enfin à l’extraire de la masse. Nous allons tranquillement à notre hôtel à Rambouillet pour essayer de nous reposer au maximum après un dernier petit resto.

Le lundi matin, j’ai un peu peur que toutes les places de parking ne soient prises par tous ceux qui sont partis le dimanche. C’est encore pire, la grille du domaine est fermée. Petit moment de panique. Qu’est-ce qu’on va faire avec la voiture ? On avait bien vu la veille un panneau indiquant un parking plus loin. Nous y allons et dans une prairie nous voyons 5 voitures déjà garées. On s’y arrête aussi. Et maintenant il faut remonter à vélo tout le domaine pour aller au départ, 4 km, et d’abord aller dans les sas de départ (que Patrice connait maintenant par cœur). L’attente est longue, le vélo de Patrice est déjà par terre avec une barrière qui tombe.

Bernard S. et sa femme sont venus nous encourager au départ. C’est super gentil de leur part, cela nous a tous motiver à fond. Et à 5h, enfin c’est parti. Parti pour 1219 km et presque 12000 m de dénivelé en moins de 84h.

Au début tout va bien, le vent n’est pas encore présent, les côtes ne sont pas trop pentues, cela roule donc assez vite. Mais les groupes des rapides sont déjà loin. Il n’est pas question que j’essaye de les suivre, j’y vais à mon rythme.

Mais le vent se lève vite. Les 5 km/h attendus, sont vite du 25-30. De face, tout seul, c’est terminé pour les moins de 71 heures. Des groupes de Y et ensuite Z (moi c’est X, les 3 groupes partent à un ¼ d’intervalle), me passent aussi mais dans les montées je ne peux pas accrocher. Je finis par en prendre un et pendant 2 heures, je vais rouler à 30 km/h à l’économie, jusqu’à ce qu’une côte trop pentue ne fasse tout exploser.

Premier arrêt à Mortagne au Perche. Et j’ai un problème. Je n’arrive à avaler mes pâtes qu’en forçant, cela va être difficile, si déjà après 118 km, c’est la galère pour manger. Ce sera la dernière fois que je verrai encore Yves et Guy R..

Et je continue, je vais faire des arrêts les plus courts possibles, puisque je roulerai moins vite qu’en 2015, c’est comme ça que je compenserai.

Villaines-La-Juhel, 217 km, 15h17. Toujours autant d’ambiance. Le problème est qu’il faut beaucoup marcher entre le contrôle, le resto, les toilettes, les bidons… Et rien ne rentre dans l’estomac. Je continue à me forcer mais…

Le parcours pour arriver à Fougères est modifié par rapport à 2015. C’est une partie assez roulante, et le vent n’est plus tout le temps de face. Directement, cela roule mieux, je recommence à prendre du plaisir sur mon vélo, ma moyenne augmente, je me reprends à rêver. Fougères apparait avec son imposant château qui vaut la visite, mais aussi avec ses belles côtes et ses belles descentes.

306 km, il est 19h05, il fait toujours beau, le soleil est toujours là, plus pour longtemps. Après Fougères, c’est moins roulant, les côtes sont plus pentues, et ma moyenne en prend un coup. Je croise Joris C. qui revient déjà de Brest. Il fait noir, il commence à pleuvoir, un peu, puis fort, pendant deux bonnes heures.

L’étape est courte pour arriver à Tinteniac, 360 km, 22h15. Je mange un sandwich avec du jambon, cela passe.

Et puis la nuit va passer, de plus en plus froide. Je commence à geler. Ma cagoule va me sauver, et surtout sauver mes sinus, mes oreilles, mon cou… La t° descend à 3°. Les couches de vêtements se superposent. 3 nuits comme ça, cela va être galère.

Loudeac, 445km, 02h44, le plus grand contrôle, où tout le monde se croise, ceux qui vont encore à Brest, ceux qui en reviennent déjà. Pas question de dormir là, c’est un embouteillage permanent. Je passerai la nuit sur mon vélo, je dormirai une autre nuit ou peut-être pas…

Le jour se lève et mes premières visions apparaissent. Pas bien méchantes, la première nuit, cela va se limiter à de la réalité augmentée sur les paysages, comme voir une écluse dans les champs… Elles s’en vont avec le soleil.

Le contrôle secret (qui a lieu à cet endroit tous les 4 ans) est à Saint-Nicolas-du-Pelem. On peut aussi y dormir, mais par maintenant, d’abord aller à Brest.

Carhaix-Plouguer, où la cuisine s’est améliorée par rapport à 2015, où il n’y a eu plus rien à manger au retour de Brest. 521 km, 07h15. J’avance comme un métronome. Maintenant je me limite à une entrée et un dessert. Je rencontre Daniël D. et Jan G.

Et puis c’est direction Brest, en passant par Huelgoat, la nouvelle patrie de notre ancien président de club, Pietro, les Monts d’Arrée, les longues montées, et les longues descentes, toujours vent de face, pour finir sur la rade de Brest, où tous les étrangers s’arrêtent pour immortaliser l’évènement et la longue remontée, très pentue pour rejoindre le contrôle. John P. me dépasse. 610 km, 12h53. 32 heures pour un 600, sans dormir. Tout est dit sur la difficulté de PBP. Il me reste 50 heures pour revenir dans les temps. Pour le repas, c’est une constante, il faut faire une longue file.

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Maintenant, enfin le vent dans le dos pour refaire en montée toutes les descentes de l’aller. Nous croisons ceux qui vont encore à Brest. Au fur à mesure du temps qui passe ceux que nous voyons ont de moins en moins de chance d’arriver dans les délais. Et je croise Patrice, moi en montée, lui en descente, qui hurle mon nom, et je suis déjà à 50 km de Brest. Plus de 10 heures de retard sur moi…

En regardant les vélos des participants on se rend compte qu’il y en a pour tous les gouts. Des vélos de courses high-tech en passant par les vélos achetés dans une brocante. Il y en avait même un (un thaïlandais) avec des pneus de motos (pneus pour sable), qui n’avançait pas très vite. Le vélo fait 30 kg (au fou). Question vélos spéciaux, à part quelques tandems, une triplette, quelques cigares, je n’en ai pas vu beaucoup. Et plus aucun vélo debout comme en 2015.

Pour le retour, je retrouve un par un les contrôles de l’aller. A Carhaix 693 km, 17h37, je vois Liesbeth V. qui a passé beaucoup de temps à Brest pour dormir et qui est à cette heure hors délais. Ils vont la laisser continuer puisqu’elle finira dans les temps.

Maintenant je vais quand même me forcer à dormir à Saint-Nicolas du Pelem (où le 2ème contrôle secret y est comme d’hab). 738 km, il est 20h30. Quand je passe dans le dortoir pour aller prendre une douche et me changer, tout est calme. Vais-je y arriver, à dormir ? L’espoir renait… Quand je reviens de ma douche, il y a une sorte de machine à vapeur humaine pas huilée du tout qui s’est mise en marche. Des coups de sifflet, des bruits de chaussures sur le sol. Rien à faire. Pour finir de m’achever, un italien viendra ronfler en italien à 2 m de moi. Foutu pour foutu au moins je repose mes muscles.

A 23h30 je repars, dans la nuit toujours aussi froide que la précédente. J’arrive assez vite à Loudeac 783 km, 2h12 pour y prendre un copieux petit-déjeuner et y retrouver notre allemande nationale Christine B., pourtant bien plus forte que moi. Comme elle à une lampe un peu faiblarde pour faire les longues descentes assez vite, elle me demande de l’aider pour cette étape. Comme je ne peux pas dire non, on y va. J’ai vite compris que je vais souffrir. Et encore j’ai de la chance, beaucoup de côte ne sont pas trop pentues et peuvent se faire sur le grand plateau. (C’est pour ça que ma moyenne vers Tinteniac va subitement remonter à 18,59 km/h, arrêts compris). Dans les montées, Christine prend de l’avance, dans les descentes je reviens éclairer la route, et repasser devant. On passe comme ça, des groupes et des groupes de cyclistes à des vitesses bien trop rapides pour tenir longtemps. Christine comprend et parle un peu le français. Mais avec mes lèvres gelées, nos courtes conversations allaient en rester là, le dialogue devenant impossible. Sauver par le gong, ou l’hôtel de Christine, qu’elle est partie rejoindre un peu avant Tinteniac.

Je finis l’étape en mode mineur et en essayant de récupérer de mes folies nocturnes… Mais grâce à Christine, je n’ai plus eu de vision.

Tinteniac, 869 km, 6h51. Beaucoup (trop) de monde, je mange un sandwich et un pain au chocolat.

Comme j’avais prévu le coup, que je ne saurais pas dormir, j’avais un plan B, un hôtel F1 réservé à Fougères.

Fougères, je vais y arriver tranquillement en discutant avec un cyclo local, très sympathique qui va aussi un peu m’aider en venant régulièrement devant moi. Il voulait tout savoir sur PBP, et a très envie de le faire en 2023, surtout en voyant passer ces milliers de cyclistes. L’étape s’est passée bien plus vite que prévu de cette façon.

Fougères, 923 km 10h10, remanger. Et là je découvre que manger de la purée et une omelette, cela passe comme rien. Donc je m’empiffre enfin de 2 entrées, un plat et deux desserts. En espérant recharger les batteries. Pas de chances : 1) Le parcours a changé. Je dois me taper une longue montée pour rejoindre l’hôtel. Côte que je devrai redescendre pour rejoindre les flèches. 2) La chambre que le code me donne, n’est pas faite, il est 11h30. 3) Le réceptionniste apparait et me donne une autre chambre, à l’étage, faut monter le vélo. 4) L’homme de chambre commence à faire les chambres, et ses enfants courent dans les couloirs après avoir chipoter à mes lampes.

Donc je ne dors pas, mais je me repose quand même 2 heures… J’envoie un SMS à Patrice avec le n° de chambre et le code d’accès. Je ne sais pas encore à ce moment qu’il a abandonné à Carhaix et qu’il est revenu en train à Paris. Trop froid et déjà 2 heures hors délais…

Après avoir redescendu la côte, je m’en retape une autre pour quitter Fougères. Et je commence à avoir mal au ventre. De plus en plus fort. Après 40 km et avoir rejoint Marc D. cela devient intenable. Je trouve un endroit un peu discret, et sauvé, je revis. Les côtes s’enchainent sous le soleil. Cela n’avance pas vite…

Villaines-La-Juhel, toujours aussi animée, beaucoup plus de monde et de cyclistes qu’à l’aller. 1012 km, il est 17h58. Comme la purée me sauve, j’en reprends avec du poisson.

Et c’est reparti. Après une longue montée, cela devient assez roulant. Mais le vent s’est inversé. Il est de face mais beaucoup moins fort. Ici peut-être 5 à 10 km/h.

Je passe Jean-Marc B. et ensuite quand la nuit tombe, je passe de l’équipement d’été à l’équipement d’hiver en mettant 5 couches de vêtements. Je commence à vraiment fatiguer. J’ai de plus en plus mal au derrière, mon cou me pause des problèmes, je n’arrive plus à relever suffisamment la tête pour voir au loin, et j’ai mal à la plante du pied droit…

Pendant de nombreux kilomètres avant d’arriver à Mortagne-au-Perche (haut-perché comme dirait Patrice), je me suis coltiné une armée d’asiatique qui voulaient profiter de ma lampe tout en économisant la leur.

Mortagne-au-Perche, 1097 km 22h57. Re-purée avec une omelette. Et pour partir, je suis des américains qui se trompent de route, on a fait une longue descente qu’on va devoir remonter. Après, c’est de nouveau un long enchainement de longues côtes. Quand cela devient moins pentu, les routes deviennent super-rugueuses et finissent par achever mon derrière. Et je commence à galérer avec mon manque de sommeil. Je fais de courts sommeils sur mon vélo tout en les intégrants dans la réalité. Je pars sur une route sans aucune raison, Je m’arrête soudain en me demandant pourquoi je fais cela ou je ne fais même plus attention aux bifurcations. Une camionnette de police est venue me rechercher pour me remettre dans la bonne direction. C’est un peu embêtant de rouler comme ça… Je n’avance plus très vite. Et je me demande quand je vais m’effondrer dans un sommeil réparateur.

J’essaye de passer le temps et de rester réveillé en slalomant entre les petites lignes blanches de la route.

Dreux, 1174 km, 04h04. Je suis gelé, je tremble de partout. Je retrouve Daniel, et les frères Lammens.

Je petit-déjeune avec des couques et éclairs au chocolats. Et c’est le « sprint » final.

Le soleil se lève enfin pour réchauffer tout ça. Nous traversons une grande forêt, sur une route qui aurait été assez roulante, si je pouvais rester plus de 10 sec sur ma selle.

Enfin Rambouillet est là. Il faut encore traverser le domaine pour aller à la Bergerie Nationale passer sur le tapis de fin de parcours. 1219 km, 74h09’54’’. Ouf !!

Remettre le carnet avec les cachets, recevoir la médaille de PBP 2019, et aller au resto chercher le repas offert par l’organisation. Mais moi, je veux dormir. Je ne pense plus qu’à rejoindre ma voiture, bien au chaud, m’effondrer dedans et ronfler à pleins poumons…

Je retrouve Patrice à Maurepas, ensuite Yves et nous repassons une dernière soirée ensemble à discuter de nos aventures, avant de m’effondrer dans mon lit et de très bien dormir.

Je vieillis, peut-être suis-je moins bien entrainé ? Mais je trouve PBP de plus en plus difficile. Il y a de plus en plus de dénivelé, avec souvent des côtes bien plus pentues. Et je ne pense pas me tromper en disant qu’en 2007 il y avait moins de 10000 m de dénivelé alors que maintenant on est proche des 12000.

Mais question météo, elle a été très clémente, entre une dépression et de forts vents la semaine précédente, et une canicule la semaine suivante.

Et comme je l’ai dit avant de partir, cela s’est confirmé pendant, PBP, c’est fini pour moi. Trop de stress, trop dur, manque de sommeil. Je n’ose même pas imaginer si le temps est super pourri.

Mais il faut retenir les points positifs. Le bout de chemin avec Christine fut un peu euphorisant, quand le vent n’était plus de face, je revivais sur mon vélo, j’ai fait de belles rencontres, j’ai traversé de superbes paysages et je suis très content de l’avoir fait et de l’avoir terminé dans les temps.

Merci à tous les bénévoles (+ de 2500) qui ont aidé de leur mieux tous les cyclos. Parfois un peu brut de décoffrage, très souvent gentils et attentionnés, ils ont fait que la réussite soit possible pour beaucoup d’entre nous.

La question du jour: Qui a pensé aux chiens? A tous ces chiens qui aboient dès qu’un cycliste passe. Alors 6700 x 2. C’est à devenir fou. Et pourtant quand je passais, ils aboyaient toujours. Certains commençaient à perdre leur voie, un était complètement aphone.

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Lien vers le parcours Strava

 

 

 

 

 

 

 


 

Samedi-Dimanche 03-04/08/2019 : Le BRM 600 d’Oudenburg
Par Alain Darville

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Lien vers les photos d’Antonio

Lien vers les photos de Ludovic

PBP approche, un dernier petit entrainement s’impose. Il y a justement ce 600 (comme par hasard), pour tous ceux qui veulent parfaire leur forme ou qui, comme moi, pensent qu’ils ne seront jamais prêts. Patrice trouvait qu’il n’y avait pas assez de dénivelé, il est parti rouler là où ça montait. Pierre-Yves continue sa progression dans son TCR. J’ai l’air un peu ridicule avec mon petit 600, comparé à lui.

Luc Thienpont pour son premier 600 organisé, veut faire ça comme il faut. Café offert au départ, hôtel réservé, petit déjeuner le dimanche, et morceau de tarte à l’arrivée. Il ne manquait que le transport de bagages et cela aurait été parfait. Surtout pour moi, qui rempli mon sac de selle à fond, ce qui provoque de temps en temps un affaissement et un touché de la roue arrière pas très agréable, sans compter le déséquilibre du vélo quand je me mets en danseuse et qui provoque un va et vient du sac. Quand je vois Serge qui arrive à mettre un régime de bananes et de la bouffe pour une semaine dans son petit sac, je me dis que j’ai des problèmes d’organisation des bagages. Va falloir régler cela pour le 19, mais je pense que c’est sans espoir.

D’Oudenburg, nous allons faire un aller-retour à Rouen, capitale de la Normandie. Parcours tendu, l’aller correspond plus ou moins au retour, difficile de faire plus court.

Une grosse vingtaine d’inscrits s’élancent le samedi à 7h du matin. Il faut revenir pour le dimanche soir 23h au plus tard. Le départ se fait assez rapidement, deux groupes se forment, Serge est parti à fond la caisse dans le premier, Yves et Yohan ont des fourmis dans les jambes et l’accélération de Kristof A. leur donne une raison pour partir. Je reste avec Frank, Etienne et d’autres.

Bien que nous soyons les derniers, cela roule assez vite, 28 km/h de moyenne. Jean-Marc B. et Antonio nous suivent.

Le premier contrôle est à Berthen au km 64. Je continue avec Serge, toujours sur le même rythme, tant que c’est plat, on peut y aller, parce qu’après nous allons faire un parcours avec un dénivelé de malade (enfin pour moi) qui ressemble à une scie, ça monte, ça descend. 4300 m en 400 km. Les 100 du départ et de l’arrivée sont presque plats à part le Mont Noir.

Les premières montées se font sur le grand plateau, si ça continue comme ça, je suis preneur. Mais bon l’écran du GPS n’indique rien de bon sur les montées à venir.

Auxi le Château, km 161, 2ème contrôle dans la pâtisserie bien connue des randonneurs. Ensuite c’est direction Rouen, d’une traite. Nous allons quand même nous arrêter dans une autre pâtisserie à mi-chemin, faire le plein d’eau et de pâtisseries. L’eau devient utile, il fait chaud, le vent nous aide un peu en nous poussant dans le dos. Et nous arrivons en Normandie, les paysages sont superbes, les montées aussi. Deux routes sont en gravillons, en descente il faut quelques talents d’équilibristes et de bons freins, pour ne pas se casser la gueule.

Nous arrivons à Rouen, Serge et moi, un peu après 19h. La descente pour arriver au centre, longue de 5 km, n’augure rien de bon pour rejoindre l’hôtel qui se trouve en dehors de la ville.

La rue principale pour les touristes, est la rue du Gros Horloge. Le Gros-Horloge est l’un des monuments emblématiques de la ville de Rouen. La construction, accolée à un beffroi, est constituée d’une arche Renaissance enjambant la rue surmontée d’une horloge astronomique du XIVe siècle.

La rue du Gros-Horloge donne sur la cathédrale Notre-Dame, impressionnante pour la largeur de sa façade.

Comme je ne connais pas Rouen, ce sera l’occasion de faire du tourisme, une autre fois, parce que maintenant il reste encore du chemin pour rejoindre l’hôtel et ça va monter. La rue d’Ernemont, rue capable de dégouter à tout jamais un cyclo débutant : 15% sur 600 m. La montée sera plus courte que la descente, mais après 300 km, cela fait mal dans les jambes.

Vers 20h30, nous sommes à l’hôtel. Le réceptionniste qui a l’air de s’emmerder n’a aucune idée de la chambre où nous pouvons aller. On cherche le tel de Luc, qu’on n’a pas. Nous retrouvons Yves qui est déjà là depuis 2h, il a lâché tout le monde, même Yohan. Finalement Luc arrive avec le n° de chambre et le code d’accès.

Nous devons encore aller au resto, qui est juste à côté, et nous sommes dans notre lit pour nous lever à 4h30. Et nous prenons un double déjeuner. Le notre et celui de Luc.

Nous partons à cinq vers 5h20, dans le noir, Yohan, Yves, Ludovic, Serge et moi. Ludovic a déjà roulé une partie de la journée d’hier avec Yves et Yohan. Nous allons rester une vingtaine de km avec eux, quand ça montera plus fort, ils partiront.

A Ailly le Haut Clocher, au km 419, nous retrouvons beaucoup de monde, Yves et sa bande, Frank et sa bande, Bernard tout seul qui a zappé l’hôtel.

Les longues cotes s’enchainent. Elles ont l’air plus dur dans ce sens-ci que dans l’autre. Nous roulons les mêmes routes que la veille mais dans l’autre sens, cela change tout. Souvent des 6-7%, parfois des 10%. Je commence à en avoir plein les pieds de ces montées à répétition. J’ai l’impression de ne plus avancé. Serge qui n’arrête pas de dire qu’il est cramé, doit m’attendre sans arrêt.

Pendant les 600 km, le vélo de Serge a fait un bruit de vieille casserole. Je pensais que c’était le roulement à bille du pédalier, d’après Yves, c’est l’axe d’une pédale qui a pris un coup de vieux.

Nous faisons une pause dans un bar-tabac, où nous retrouvons tout le monde, les mêmes qu’au contrôle précédent. Et nous repartons vers le Mont-Noir, Mont-Noir, noir de monde, pour le dernier contrôle au km 539. Nous retrouvons tout le monde, etc… Ensuite pour partir il faut se battre avec les voitures pour essayer d’un peu avancer.

C’est le regroupement général un peu plus loin, et nous finissons tous ensemble à 19h05. 24 km/h de moyenne, 602 km, 4500 m de dénivelé.

C’était un beau parcours, nous avons eu de la chance avec le temps et le vent qui n’a jamais été de face. La Normandie est une belle région. Ce fut un dernier bel entrainement pour PBP, et maintenant, il ne reste plus qu’à stresser en attendant la date fatidique.

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1 réflexion sur « Sorties Août 2019 »

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