Sorties Juin 2019

Samedi-Dimanche 22-23/06/2019 : Le BRM 600 de Groot-Bijgaarden (Dilbeek)
Par Alain Darville

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Pendant que je fais ce résumé, j’apprends le décès d’André Vaneechhout des suites d’une longue maladie, décès survenu pendant que nous roulions ce BRM. André était l’un des plus grands randonneurs de Belgique avec à son compte la série complète des diagonales de France, des Paris-Brest-Paris, Londres-Edimbourg-Londres et BRM en tous genres à la pelle. Le tout à l’ancienne, avec la feuille de route et sans GPS. C’est une grande perte pour notre petit monde, personne n’est éternel, mais tout le monde part bien trop tôt.

Mais la vie continue et je fais quand même ce résumé, surtout pour féliciter Frank de son organisation impeccable.

Le BRM 600 de Groot-Bijgaarden organisé par Frank Steenput, est le brevet 5 étoiles de l’année. C’est un modèle du genre : Pour le choix du tracé et l’accompagnement et pour l’accueil des participants au départ et à l’arrivée. Les randonneurs ne s’y trompent pas. Malgré la « concurrence » du 600 de Tournai, il y a presque 60 randonneurs inscrits. Certains, comme moi, se sont inscrits depuis longtemps et la réservation de l’hôtel et le transport d’un petit bagage est assuré par l’organisateur, d’autres s’inscrivent le jour même et se débrouillent pour trouver un hôtel ou ne s’arrêtent pas.

C’est mon troisième 600 pour le mois de juin. C’est mon record, pour moi, un par an, c’est déjà bon. Donc si cela existait, je suis déjà trois fois super randonneur (3x 200,300,400,600) en 2019.

Le départ est à 8 km de chez moi, c’est donc un BRM « à la maison », pour une fois je peux dormir plus longtemps. Nous partons à 7h, nous laissons le groupe foncer et c’est à trois, avec Serge Kalitz et Marc Nicaise que nous allons faire l’intégralité du BRM. Nous retrouverons régulièrement les plus forts, qui bien que roulant pus vite, feront des pauses plus longues. Patrice M. roule en solitaire.

Les deux journées qui viennent seront très chaudes, jusque 35°c sur le vélo, le samedi, le vent de Nord-Est nous poussera, le dimanche, le vent d’est sera de côté et parfois de face.

La première partie du samedi est tranquille. Nous arrivons au 1er contrôle, à Bavay, dans l' »Etape du Randonneur », pour y retrouver Frank, Erwin (qui aide Frank pendant ce week-end) et les locaux qui nous ravitaillent en boissons diverses.

Comme Frank essaye de changer le parcours chaque année, cette fois-ci nous partons vers Laon et la cathédrale Notre-Dame, une des 1ères cathédrales de style gothique construite en France. Comme elle est construite sur la butte à 100 m de haut, elle est visible de loin. Nous étions encore à 17 km de Loan lorsqu’elle s’est montrée pour la 1ère fois. Un petit vent de face pour y arriver nous a rappelé que le vent était bien là et qu’il nous poussait jusqu’à présent. Après la petite grimpette nous avons été pointés à l’office du tourisme pour le 2ème contrôle. Pas trop bien reçu dans le café en face de la cathédrale. Pourtant, il n’y avait pas un monde fou, mais on avait l’impression qu’on dérangeait les serveurs, sans doute notre standing ne correspondait pas aux prix excessifs des sodas.

Nous apprendrons plus tard que Jan R. s’est cassé la figure en passant dans une rigole (pas fait exprès) traversant la route. En Belgique il y aurait eu une grille de protection, en France, cela fait dos d’âne inversé. Bien écorché au bras et à la jambe, il a continué, mais n’est pas reparti le dimanche.

Pour redescendre de Laon, une belle descente de col est faite, et ensuite nous nous dirigeons vers Coucy le Château Auffrique et les ruines de son château.

De nombreux villages ont mis des stops et des feux rouges pour ralentir les automobilistes. Ce n’est pas toujours évident de s’arrêter devant un feu rouge qui ne protège rien, mais parfois ils sont utiles et Serge a un véritable problème avec les feux rouges. Comme j’essaye de respecter le code, chaque fois je dois me farcir une course poursuite pour revenir. Mais Serge a aussi un problème avec les pistes cyclables et enfin Serge a un problème pour rouler à droite de la route. En fait Serge a un problème avec le respect du code de la route. Le nombre de fois que des voitures ont klaxonné parce que Serge roulait n’importe où est assez impressionnant. Marc lui a même fait remarquer qu’il était déjà prêt pour rouler Londres-Edimbourg-Londres. Mais bon, il ne s’est pas encore fait écraser, peut-être qu’avec ses maillots japonais, les automobilistes croient qu’ils ont à faire avec un asiatique perdu dans la campagne française.

Avec tout ça, les grimpettes continuent de plus belle. La moyenne dégringole pendant que le compteur du dénivelé s’affole.

Dans une des nombreuses côtes, nous passons Christine, notre cyclote allemande à l’arrêt. Elle roule en duo, toujours de façon impressionnante. En la passant je n’ai pas compris qu’elle avait cassé sa chaine. De toute façon, je ne suis pas sûr du tout que j’aurais pu l’aider. Mais son ange gardien du jour était prévenu et a fait demi-tour pour la dépanner.

Maintenant nous nous dirigeons vers le 3ème contrôle, Pierrefonds et son château restauré au 19è siècle par Viollet-le-Duc pour en faire un château fort idéalisé, tel qu’il aurait pu exister au moyen-âge. Le château n’est pas très visible entouré par la ville et caché par de très grands arbres.

A Pierrefonds, c’est le début de la forêt de Compiègne, immense forêt que nous allons traverser pour arriver à 21 h pile à Senlis, but de notre première journée. Nous y retrouvons Erwin et Frank, ainsi que nos sacs qui sont déjà dans nos chambres.

Serge, qui a quelques ennuis gastriques, fonce à l’hôtel, pendant que Marc et moi, nous partons tranquillement au Courtepaille où les serveuses sont des amours et où nous avons été gâtés. Serge nous a rejoint un peu après.

22h30, extinction des feux, debout à 4h30 réveillé par les prouts de Serge et nous nous retrouvons à 5h tapante avec Marc qui s’était trompé d’IBIS pour démarrer dans le noir direction Bruxelles.

Nous retraversons la forêt, nous croisons des jeunes alcoolisés perdus quelque part, et nous nous dirigeons vers Compiègne en suivant l’Oise sur une piste pour vélo bosselée par les centaines de racines d’arbres qui cassent le béton. En partant à cinq heures, nous partons dans la fraicheur et l’absence de vent. J’ai tellement bu pour récupérer l’eau perdue le samedi, que je dois pisser tous les 10 km.  Nous apprendrons plus tard que beaucoup sont déjà partis entre 4 et 5 h, dont Patrice arrivé à 22h30 et déjà reparti à 4h.

Le 5ème contrôle est à Noyon, dans un bar-tabac déjà ouvert à 7h du matin, où nous sommes reçus de façon très chaleureuse. Serge dévalise la boulangerie, Marc gère ses bidons comme un pro.

Pour arriver au 6ème contrôle, la route est assez monotone. Ça monte et ça descend sur de grands espaces dégagés. Nous devons traverser une brocante, et pour l’éviter nous faisons du hors-piste.

A Villers-en-Cauchie, nous nous arrêtons dans un bar-tabac-resto où les pizzas et les cocas ont été avalés par tous ceux qui sont arrivés avant nous. Nous sommes dans le pays du Maroilles, et cela se sent. Il y a donc du monde dans ce café et on se marche un peu sur les pieds.

75 km pour arriver à Ath, sous un soleil de plomb. Le vent de côté n’est pas trop gênant. Nous roulons un long moment le long de la Dendre. A Ath, Marc nous conduit directement sur la Grand-Place où il y a foule. Dans le café du contrôle le service est assuré par un garçon, la serveuse ne peut pas s’occuper de nous (pourquoi ?) mais j’ai réussi à avoir son autographe sur la carte de pointage.

Dernier run dans le Pajjottenland. Serge nous a fait peur en disant qu’on allait en baver, mais Frank a adouci le parcours par rapport à l’année passée. A Sint-Kwitens-Lennik, le GPS s’affole en allant visiter l’église locale, et nous bâtons le beurre avant de finir par retrouver le bon chemin.

Il est 19h40 quand nous arrivons. Bilan de chez moi : 627.61 km, 26:22:18 roulé, 38:36:24 total, 23.8 km/h, 4890 m dénivelé et pleins de bons souvenirs.

En partant j’oublie mon sac, je m’en rends compte en arrivant avec mon vélo dans mon garage. Tout crasseux, je fonce prendre une douche, et je retourne le chercher en voiture. Je retrouve Patrice arrivé vers 21h à moitié endormi sur sa chaise, son jus d’orange dans la main.

Un 600 reste un 600, pour moi le plus dur des BRM des « distances moyennes ». Mais lorsqu’il passe par de belles routes et de beaux paysages, c’est bien plus agréable.

Et maintenant PBP approche et les doutes aussi…

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Samedi-Dimanche 08-09/06/2019 : Le BRM 600 d’Ostende
Par Alain Darville

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Y aller ou pas ? That’s the question. La tempête Miguel s’est abattue sur le Royaume-Unis après être passée par la France et envoie ses vents sur la Belgique. Les sites météos ont chauffé pour savoir à quelle sauce nous serions mangé. Avoir du vent à vélo, c’est de la torture. Avoir du vent comme à la mer mais partout en Belgique, c’est du masochisme.

Bon j’y suis. Le vent est bien présent, un fort vent du sud-ouest. Et pourtant il y a du monde, sans doute les flandriens sont-ils habitués au vent. Patrice s’est désisté à la dernière minute, Pierre-Yves voulait faire de la peinture.

Nous allons partir vers l’Escaut, ce sera vent de travers/dans le dos pour y aller. Nous, ce sont Yves W., Serge K, Yohan D. et moi. D’autres partent, vent de face, vers la France, tel Marcel et Frans.

Nous partons déjà en retard, en attendant Yohan qui cherche les clés de sa voiture.

Le long du canal Oostende-Brugge, nous serons vite fixés. Des arbres arrachés barrent le chemin de halage. Des branches sont tombées et il faut faire un gymkhana permanent pour les éviter. Le soir les arbres et beaucoup de branches auront déjà été enlevés. Il faut s’accrocher à son vélo pour éviter de valdinguer lors des coups de vent latéraux.

Donc avec le vent, jusque Breskens, tout va bien. Jusque Graauw Dorp, tout va bien. Pour aller vers Dendermonde, cela va encore, le vent se fait sentir. Pour revenir vers Ostende, c’est la galère : 120 km vent de face, une lutte permanente. Yohan, trop fort, s’en va. Yves a un nouveau GPS, il veut apprendre à le maitriser, les contrôles sont un peu rallongés. Yohan, avant qu’il ne disparaisse, téléphone tout le temps à sa femme, les contrôles sont beaucoup prolongés.

Un peu après Brugge, nous croisons déjà Marcel et un de ses fils (mais lequel?), ils ont déjà fait leur tour en France. Peut-être ont-ils eu raison de faire le 600 dans ce sens?

Quand nous arrivons enfin à Ostende, il est déjà 21h. Nous allons dire bonjour à Julien. Le temps de rechercher Yohan qui dîne tout seul dans un Ibis, de se changer dans nos voitures, d’admirer la future roue avec dynamo de Yohan et de chercher la friterie habituelle, il est déjà passé 22h.

Quand nous partons enfin vers nos F1 pas loin de Dunkerque, il est déjà 23h. Mais !!! Le vent est tombé !!! Youpie. 50 km à ne pas devoir lutter. Nos F1 sont différents, on se retrouvera le lendemain à Bourbourg dans la boulangerie ouverte avant 6h, synchro à la minute prêt. La nuit sera courte, au lit à 01h, levé à 4h40 pour un départ vers 5h. A Bourbourg nous pausons devant les panneaux BOURBOURG au cas où tout serait fermé.

Il y a encore un peu de vent pour aller à Wissant, mais rien de comparable au samedi. Boulogne et sa Colonne de la Grande Armée, nous repartons vers la Belgique. Maintenant, c’est le relief qu’il faut affronter, mais c’est presque un plaisir comparé à la galère du samedi. Surtout que c’est une région que j’apprécie énormément pour la beauté de ses paysages, en plus le soleil est bien présent.

Il y a bien une brocante dans un village. Serge y va au klaxon phonétique en restant sur son vélo, moi j’y vais à pied, Yohan prend une petite route parallèle. Qui est le plus malin?

Nous roulons de temps en temps avec Christine, une BRMiste allemande bien plus forte que moi. Nous finirons le parcours avec elle, bien contente de ne pas rouler toute seule, car le vent a tourné, c’est maintenant un vent d’est et comme Ostende est plein Est….

Bizarrement, c’est quand Christine roule avec nous que Serge se met devant. C’est tellement rare de voir Serge face au vent, que c’est un évènement à immortaliser. Yohan et Yves sont trop forts, ils roulent du début à la fin sur le même rythme, et Yves continue à tout faire, il fera le 200 de Vlamertinge, le lundi suivant. Peut-être Serge, aussi?

Nous finissons notre BRM à 16h55, 34h55 pour le faire. 599 km et 2800 m de dénivelé, le tout à 23,7 km/h. Je suis assez fatigué, bien plus que lors du 600 d’Anderlecht, mais avec le vent, c’est une lutte continuelle.

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Samedi-Dimanche 01-02/06/2019 : Le BRM 600 d’Anderlecht
Par Alain Darville

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Les BRM 600 commencent fort. Après celui de Neufchâteau et ses + de 7500 m de dénivelé, c’est maintenant celui de l’Anderlecht. Il n’a que 5500 m de dénivelé, mais pour corser le tout il va faire plus de 30°c. Le parcours est toujours fait par André V. qui même s’il ne peut toujours pas rouler à vélo, continue à s’impliquer dans les BRM. Pierre-Yves et moi, nous nous occupons des inscriptions et du retour des cartes.

Ce BRM se fait en autonomie, plus de transport de bagages et plus d’hôtel réservé à l’avance. On prendra un peu plus de bazars (parfois inutiles) sur les vélos, ce sera un peu plus dur dans les montées.

C’est peut-être pour cela qu’il n’y a « que » 29 partants, mais il y a aussi pléthore de 600 cette année, chacun à la possibilité de choisir celui qu’il veut faire pour se qualifier pour PBP.

Mais certains veulent tout faire. C’est le cas de Yves W. et Serge K. qui vont faire 1200 km et 13000 m de dénivelé en 4 jours. Mieux qu’un PBP.

Le samedi matin, Yves est en pleine forme, toujours aussi fort. C’est comme s’il n’avait pas roulé les 2 jours précédents. On ne peut pas dire que ce soit le cas de Serge qui ressemble plus à un zombie qu’à un cycliste. Avec sa barbe de 4 jours et son bandana, il fait pirate des grands fonds revenant de parmi les morts.  Il ne peut même pas suivre le rythme et roule derrière Bernard P. Il reprendra tout doucement des couleurs et dépassera un à un les plus lents. Les grosses chaleurs le font revivre, ce qui n’est pas le cas pour beaucoup.

Nous partons à 6h30 en comité restreint. Yves W., Yohan D. (qui est arrivé à l’heure), Jean-Marc Z., Pierre-Yves R. et moi. Beaucoup sont déjà partis avant 6h30. Nous avons donc 40 heures pour faire ce 600, il faut revenir dimanche avant 22h30.

Le but de la journée est d’arriver à Verdun. Le début du parcours est le même que le 300. Nous passons par Maredsous et Vireux et ensuite c’est l’inconnu (pour moi). J’ai déjà fait ce 600, mais le parcours a un peu changé depuis. Nous avons à peine repris Bernard, Antonio, Jean-Maris, Jan et Daniel qu’Yves crève.

C’est pas ça, on croirait voir Serge à l’ouvrage. La nouvelle chambre à air ne se gonfle pas. Est-elle crevée ? Il l’enlève. Pour voir que c’est la pompe d’Yves qui s’est dévissée et n’envoie l’air que dans l’air. Yves recommence. Le pneu est gonflé, mais ne passe plus entre les freins. Redégonflage. Yves prend sa pompe (« Mais je croyais que tu n’avais pas une bonne pompe » a dit P-Y, « Je ne t’ai rien demandé, c’est toi qui m’a donné ta pompe » dira Y.). Mais Yves n’arrive pas à pomper, c’est Yohan qui finira le travail. Tout le monde est repassé, même Serge.

On arrive à Maredsous, il est 11h, on a fait 100 km, à ce rythme, plus besoin d’aller à l’hôtel la nuit de samedi à dimanche.

Partis un peu après nous, Yves et Yohan nous rattrapent juste à temps pour dire que Yohan a crevé. Johan n’est pas Serge, ni Yves (:, cela va un peu plus vite.

Ensuite on s’arrête à Vireux dans notre boulangerie habituelle. Yohan retrouve son fils et son père pour dire bonjour.

Et puis… C’est l’ascension d’un col. « Ce n’est quand même pas l’Everest » dit P-Y. Ben oui, presque, ça monte sans arrêt pendant des kilomètres, on va frôler les 500 m d’altitude en partant de la Meuse (135 m). Tout ça pour éviter 10 km via l’Allée Verte le long de la Meuse. A Hargnies, où tout est toujours fermé, on pense être arrivé au sommet, on n’est qu’à mi-chemin. Ensuite, c’est la longue descente pour arriver à Monthermé, où on finit par des escaliers (je ne dis pas en vélo couché, PY a du aider pour finir la dernière volée). On mange une glace en attendant les autres pendant que Patrice que nous avons retrouvé finit ses bananes.

Nous allons longer la Meuse jusque Nouzonville et Patrice fera le remorqueur du groupe. Patrice continuant tout droit en suivant la Meuse (quand Patrice roule vite, il ne regarde plus son GPS), nous allons vers Charleville-Mézières en coupant et en se tapant un nouveau col.

Il fait très chaud. A Nouvion-Sur-Meuse, devant une belle locomotive électrique, la BB 12000 de 1954,  nous faisons le plein d’eau. 1 litre d’eau avalée en 30 sec.

La dernière partie vers Verdun, ce sont 100 km, dans la campagne. Nous commençons par un équivalent ravel, mais bien vite cela monte et ça descend, ça monte et ça descend, ça monte et… Chaque fois des pentes à 10%. Pierre-Yves et moi nous roulons ensemble, Yves et Yohan sont derrière, les autres… Comme paysage, cela vaut le détour, mais c’est usant…

A Châtel-Chéhéry, pause dans une supérette. Comme l’arrivée à Verdun est prévue assez tard, j’achète un petit repas. Repas que je ne mangerai jamais et que je trimballerai jusque Bruxelles. Repas fourré dans mon sac de selle qui débande de plus en plus et qui fait des 180° chaque fois que je me mets en danseuse en faisant un bruit de vieille porte rouillée. Faut que je trouve une solution, si je veux finir avec lui à PBP. Ce repas, je ne le mangerai pas car on trouve Pierre-Yves et moi, un petit resto à Varenne-en-Argonne. Il restera 30 km pour arriver à Verdun dans le noir.

Comme un cycliste est comme les mouches, grégaire, on se retrouve, un à un, à une dizaine dans le resto. Louis, Thierry S., Patrice et Serge (qui ne font que passer), un allemand, Jean-Marc, Yves et Yohan nous rejoignent.

La nuit, il fait frisquet et nous arrivons à Verdun dans le F1 un peu avant minuit. On va essayer de dormir 4h (pour moi c’est peine perdue, je n’ai pas un bouton ON/OFF pour passer de mon vélo à un lit). 4h debout, on s’habille et à 4h30 nous mettons le cachet du contrôle dans une boulangerie en achetant quelques couques (pardon, quelques pains) au chocolat.

Nous repartons à quatre, Yves, Yohan, Pierre-Yves et moi direction Charleville via une route un peu plus facile que la veille. Verdun est vite traversée, au petit matin, pas un chat… Le long de la Meuse avec le soleil levant et le brouillard au fond de la vallée, les paysages sont superbes.

Pierre-Yves a des ratés, il faut dire que Yves a mis le turbo. Nous avons récupéré Frans qui fait aussi quelques relais appuyés. A Mouzay nous faisons une pause dans une petite boulangerie/chocolaterie, où nous retrouvons Jean-Marc. Pierre-Yves en profite pour partir, on ne le reverra qu’aux deux contrôles suivants, Et pourtant ce n’était pas faute de rouler, vent dans le dos on croisait à 30 km/h. Pierre-Yves a retrouvé toutes ses forces, la chaleur du dimanche lui convient mieux que celle du samedi, pas comme moi, où j’ai des ratés dans la canicule de l’après-midi.

A Charleville nous retrouvons Patrice (qui y a fait une nuit de deux heures entre 6h et 8h du matin). Il a fait un 400/200.

La route pour Chimay, avec ses montées à répétition à 10%, je la ferai presque en solitaire, je passe Jan et Daniel, je roule un peu avec Frans, je rattrape Jean-Marc et je retrouve tout le monde à Chimay, où avec Jean-Marc je commande une Pizza qui mettra un temps fou pour arriver. Je mettrai toutes l’après-midi pour la digérer. Pierre-Yves mange son taboulé acheté la veille dans la supérette en même temps que mon repas que je trimballe toujours dans mon sac qui quine et qui essaye de vomir de plus en plus toute la bouffe que je n’ai pas mangée. Bizarre, le sac devrait se vider et il est de plus en plus rempli.

Serge est là, il n’attend pas la fin de ma pizza, je le rattraperai sur le ravel vers Thuin. Un peu après Chimay, dans les longues montées je passe Bernard P. qui n’avance plus très fort (il ne s’est sans doute pas arrêté la nuit) et ensuite avec le vent qui nous pousse, le retour à Bruxelles est une formalité ( :. Il y a bien un arbre qui barre le ravel après Thuin, il faut passer le vélo au-dessus de l’arbre, en vélo couché, c’est une autre histoire. Nous finissons avec Bruno et sa bande, sur un rythme un peu frénétique, il faut bien montrer qui est le plus fort ( :, même Serge qui a retrouvé toutes ses forces, s’y met aussi.

Il est 19h05. 36h35 pour faire faire les 605 km et 5500 m de dénivelé. Le tout à 23,4 km/h de moyenne. Pierre-Yves, est déjà arrivé depuis une heure, Yves un peu avant Pierre-Yves, Patrice arrivera ½ heure après, Yohan une heure après. Moi, j’ai échappé de justesse à un magnifique orage qui s’est abattu sur le nord-ouest de Bruxelles vers 20h, j’espère que personne ne se trouvait en-dessous. Mais je n’ai pas échappé à une attaque massive de moustiques quelque part sur la route, depuis je me gratte sur toutes les parties qui étaient découvertes.

La chaleur a été très éprouvante (jusque 35°c sur le vélo), c’est un beau parcours et la partie française, roulée sur de belles routes avec de beaux paysages est toujours un plaisir, un peu moins quand la pente fait 10%.

Merci à tous ceux qui sont venus, qu’ils aient fini ou non (2 abandons sur 29).

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1 réflexion sur « Sorties Juin 2019 »

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